06/01/2008

Dans la série "Mes Vieux Machins": Michel Audiard

Michel Audiard

 

 

 

 

 

 

Ce soir, sur France2, à 20h50, tu vas avoir l'occasion de (re)découvrir un grand moment du cinéma français! J'ai nommé: « Les Tontons Flingueurs ». Quel meilleur moment donc pour te parler de Audiard... Audiard père... Michel de son prénom. Pour les plus jeunes, ce nom n'évoque peut-être qu'un vague souvenir. Alors, juste pour te rafraîchir la mémoire, une p'tite réplique cultisime: Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon! (Le cave se rebiffe)

Oh et puis, je ne résiste pas...De visu, c'est encore meilleur ! Voici trois extraits de "Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" Rien que le titre, c'est tout un poême!

 

Le décor est planté je pense ! Michel Audiard donc. Un phénomène...et un caractère aussi ! Pour paraphraser Philippe Durant -auteur de « Michel Audiard ou comment réussir quand on est un canard sauvage », que, en passant, je vous conseille- si l'humour reste associé à son nom comme le sourire à la Joconde et le cri au cormoran, il était aussi un homme de lettres ayant des choses à dire, des injustices à dénoncer, des imbéciles à fustiger.

Pour ce qui est de l'Audiard gouailleur, il est facilement reconnaissable. En tant que réalisateur dans Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, Comment réussir quand on est con et pleurnichard ou encore Le cri du cormoran le soir au dessus des jonques. Mais aussi en tant que dialoguiste dans Les tontons flingueurs, ou Les barbouzes pour les plus connus. Il a fait parler Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Lino Ventura, Bernard Blier, mais aussi Françoise Rosay, André Pouce, Jean Lefèbvre, Francis Blanche, Mireille Darc, Marlène Jobert, Robert Dalban...

Ce qu'on sait peut-être moins, c'est qu'il aspirait également à des choses plus consistantes, plus intimes, moins comiques aussi. Il a écrit les dialogues de Mélodie en sous sol, Le professionnel, Mort d'un pourri, ... En 79, il lit un roman de John Wainwright traduit en français sous le titre « A table ». Sitôt la lecture terminée, il en acquière les droits. Il l'a son face à face ! « Il y avait pas mal de temps que j'avais envie d'écrire une histoire pour acteurs, un truc enfermé où le dialogue à une large part »Toujours prêt à faire travailler ses amis, il envoie le scénario à Michel Serrault, à qui il porte une profonde amitié, réciproque d'ailleurs. 1981, Garde à vue est né. Un chef d'œuvre ! A l'instar d'un Bourvil dans Le miroir à deux faces ou d'un Coluche dans Tchao pantin, Audiard prouve qu'il n'est pas qu'un petit dialoguiste railleur. La critique salue unanimement le tandem  Miller/Audiard : « Miller s'est découvert un dialoguiste efficace, vigoureux, corrosif, fuyant le bavardage. Il s'appelle Michel Audiard et n'a pas grand-chose à voir avec celui que nous connaissons » Pour l'anecdote, les américains ont tenté un remake. Suspicion fût un échec, Garde à vue reste une référence.

Je n'ai donc qu'un conseil à te donner : Ce soir, c'est bistro dîner devant la télé !

Commentaires

Y a que du beau monde dans ce film , j'y serai devant ma télé , mais le bistrot dîner pas du tout ! (on voit bien que t'as pas une tribu comme la mienne!) Tout le monde au lit (demain c'est la rentrée!), et je regarde ça tranquillement ! A l'avance , bon film , donc !

Écrit par : Sof | 06/01/2008

Les tontons flingueurs : la célèbre scène dans la cuisine, un régale. Les dialogues d'Audiard dans la bouche de Bernard Blier, c'est merveilleux ;-)
Et puis les phrases cultes comme dans ce film : "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît."

Écrit par : webkili | 11/01/2008

Ah le canard sauvage jamais on ne s'en lasse... On a beau l'avoir savouré 100 fois que l'on remet le couvert !!

A table donc !

Écrit par : BM | 13/01/2008

Arrrrgl... j'ai raté!!! Grrrr

Écrit par : Heb's | 15/01/2008

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