11/02/2008

Mais d'où ça vient?

CARNAVALJ'aime toujours bien connaître l'origine des choses. Que ce soit l'origine d'expressions, de mots, de coutumes, de bâtiments ravagés..., de plein de trucs en fait. La période étant au carnaval, j'ai donc fait quelques petites recherches.

D'abord, c'est quand exactement ? Et bein c'est franchement flou ! La période de carnaval commencerait le jour de l'épiphanie (6 janvier) pour s'achever le mardi gras, veille du mercredi des cendres ...dont la date dépend du carême ...dont la date dépend de pâques... Mais comment trouve-t-on la date de pâque, alors là, mystère ! J'ai entendu parler du calendrier lunaire... Toujours est-il que les derniers jours de carnaval sont appelés « gras » parce qu'avec le mercredi des cendres commence le carême et donc quarante jours de jeûne partiel -partiel puisque les dimanches ne sont pas comptés comme jour de jeûne-. La tradition des crêpes vient d'ailleurs de là, les œufs n'étant pas considérés comme aliment de jeûne -à bon ?!?-

Quant aux origines historiques, c'est pas tellement plus clair... Certains parlent des bacchanales, des saturnales, des calendes ou des lupercales. D'autres de la fête du gui. D'autres encore des fêtes en l'honneur de Dionysos, d'Isis ou des Sorts aussi appelé Pourim. Là dessus, les catholiques arrivent. Impossible pour eux de supprimer ces fêtes païennes ancestrales, ils les reprennent donc à leur compte...

Pour les anciens, carnaval signifiait la fin de l'hiver, le renouveau de la nature. Sauf que pour renaître, il faut passer par une période de chaos ! Plusieurs solutions donc, fonction de l'époque et/ou du lieu. Ici, un pauvre d'esprit était élu roi, ornements royaux compris, pendant qu'un âne -symbole de satan- revêtait les ornements épiscopaux. Le tout défilait dans les rues à grands renforts de cris, d'insultes, de moqueries et de fanfare. Là, on construisait un personnage grotesque et extravagant représentant carnaval. Après un défilé en bonne et due forme dans les rues de la ville ainsi que le traditionnel lancer de graines de céréales ou de riz, il était, le soir du mardi gras passé par le feu purificateur.

L'ordre imposé, que ce soit par les dieux antiques, l'état ou l'église, était donc renversé. Tout était permis. Afin d'assurer la confusion -et donc l'impunité...c'est dire comme ça devait être violent !-, les masques, maquillages et déguisements fleurissaient un peu partout. Ces déguisements permettaient également une inversion de la hiérarchie sociale. Les pauvres se déguisaient en riches, les enfants, en adultes et chacun héritaient des prérogatives dues à son nouveau rang...jusqu'au mercredi des cendres.

Je ne doute donc pas un instant qu'après tant de ripailles carnavalesques vous ayez pris le chemin de la purification par le jeûne, n'est-ce pas ? ;-) Aller! Là-dessus, bonne semaine!

 

Commentaires

Education catholique oblige, je savais que le carnaval précédait le carême, que cette période de l'année offrait l'opportunité de tous les déguisements y compris celui de se transformer en courant d'air pour justifier une absence à une soirée ennuyeuse mais je ne m'étais jamais posée la question de son existence vis à vis de l'histoire et des autres religions. Comme quoi le blog c'est la culture !!
Bisous mon petit coeur de bloggeuse !

BM

Écrit par : BM | 11/02/2008

Education catho pour moi aussi ...
Ce qui me plaisait dans le carême , c'était le vendredi , où on était "privé" de viande , ouf !
Dis donc , on en apprend des choses chez toi !
Allez , je crois que je reviendrai ,du coup ;-))

Écrit par : Sof | 11/02/2008

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