16/07/2008

Les Ardentes 2008, ardemment aimé!

Les ardentes 2008

La mag est allée aux Ardentes dimanche. La mag s'est beaucoup amusée. La mag n'a pas vu beaucoup de concerts (trois en tout et pour tout) mais elle a quand même réussi a perdre sa voix -ça fait trois jours qu'elle cherche après mais sans succès !- La mag vous raconte ??? Bon, elle vous sent plein d'impatience, voici donc :

 

A trois dans la voiture, nous voilà parti à Liège. Un petit tour sur Mappy m'a permis de me faire un itinéraire qui sur papier me semble très simple. Erreur ! Déjà, on est arrivé avec quasi une heure de retard sur le planning. Mappy n'est donc plus mon ami. Bon, en même temps, c'est dimanche, on va pas se prendre la tête avec ça -mais quand même...-

Nada Surf
Les concerts donc ! J’ai vu Nada Surf. En fait, je voulais surtout être bien placée pour Arno qui passait juste après. Nada Surf donc… heu… pas mal. Pour ma part, c’était une bonne mise en voix, un bon échauffement. Quelques ‘YYYyyyyaaaaaaaaaaaa’ bien senti, histoire de voir si j’arrive encore à percer les tympans des gens à coté de moi… Contente je suis, j’y arrive encore ! La musique ? Ben… heu… je dois bien avouer qu’en dehors du fait que c’est un bon rythme pour danser, qu’il y a déjà moyen de bien suer, c’est quand même un peu tout le temps la même chose. En résumé, pour se mettre dans le bain (de boue), c’est un début acceptable.

Arno seul

 

 

Arno cymbales 1

Arno groupe cymbales 2

Arno point levé

 

Ensuite Arno. Alors Arno... comment dire ?... Arno est un grand malade ! Aucun doute là-dessus, ce type est un show-man né ! D'accord il a une vraie sale gueule de ravagé, d'accord il est totalement beurré, mais nom de dieu quel mec ! Une ambiance du feu de dieu ! Ca hurlait dans tous les sens -c'est là que j'ai perdu mes aigus-, ça chantait ‘Putain putain, c'est vachement bien, nous sommes quand même tous des européens', ça faisait des accolades dans le public, balançant de gauche à droite, de droite à gauche, de gauche à gauche et/ou de droite à droite -sur ‘les filles du bord de mer', comment faire autrement ???- Il nous a fait une petite chorégraphie, cymbales à l'appui, qui m'a laissée hilare -en revoyant les photos, j'en ri encore !-, il nous a fait quelques duels mains/micros -ou yeux/public...  pas toujours facile à déterminer puisque quand il les a ouverts, ils sont un peu dans le vague...-

Mais, il n'est pas que hilarant. Je dois bien avouer que lorsque les premières notes de ‘Les yeux de ma mère' ont résonnées, mon cœur s'est tout à coup empli de tristesse... de grosses larmes ont coulées... Cette version piano-voix est tout simplement superbe. La voir, l'entendre, en live, ça devient de la magie pure ! Je veux dire par là que même si le type est fou, il peut aussi être, dans sa folie, terriblement touchant, sensible. Enfin, si vous avez un jour l'occasion de le voir sur scène, même si vous ne connaissez pas grand chose à son répertoire, ça vaut vraiment le coup !

Et puis, on a décidé de voir Bashung. Mais, entre Arno et Bashung, il y a quand même pas mal de temps. Il est donc l'heure de manger ! Super la bouffe ! Une rue pleine d'échoppes, thaï, africaine, espagnole, plein de saveurs différentes, et bien sûr l'incontournable frit-kot parce que quand même, on est en Belgique nondidja !!!

 

Et puis Bashung. Et parce que la mag a voulu s'acheter un petite top rouge ciglé ‘Arno' -qui met parfaitement en valeur son corps de déesse, faut-il le dire- on était pas contre les barrières. Oh on était pas bien loin, mais quand même... Alors, publiquement, je demande pardon à Monsieur Poireau qui voyait Bashung pour la quatrième fois mais jamais d'aussi loin... Pardon, pardon, pardon... -elles sont intenables ces nanas quand elles s'y mettent !-

 

Mais, revenons à Alain Bashung. Une fois de plus, j'ai envie de dire Monsieur Alain Bashung. Je ne pense pas révéler un grand secret en disant qu'il est atteint d'un cancer du poumon -non, je n'arrêterais pas de fumer !- et en pleine chimio. Rien que pour ça, cet homme mérite tout mon (notre) respect !

Ce n'est pas pour autant que j'idolâtrerais son concert. Je reste mitigée. Il y a eu des creux, des moments où je regardais ma montre. Il faut dire qu'il jouait ‘indoor' et qu'il faisait une chaleur étouffante. Plusieurs fois, je me suis dit : ‘je sors, j'en peux plus !' Il a joué pas mal de morceaux que je ne connaissais pas, sur un rythme, à mon goût, trop lent. Pas assez de punch pour vraiment être musicalement entraînée.

Mais il y a eu aussi d'intenses moments. Cet homme chante avec les mains. Moi qui suis une quasi fétichiste des mains, c'était un régale ! Du bout des doigts, il appelle, retiens, souligne, interprète. Je garde un souvenir impérissable de son ‘Madame rêve' -LE morceau que j'aime !- J'ai lu quelque part que le rythme de ‘Happe' était trop lent. Au risque de me contre dire -même pas peur !- le rythme était juste parfait pour moi. ‘Osez Joséphine' était rock à souhait -c'est là que j'ai perdu mes graves-, ‘Je tuerai la pianiste' plus vrai que vrai, ‘Night in white satin' idéal pour finir. Ces derniers mots avant de quitter la scène : ‘bonne nuit, bonne nuit, et que ne durent que les moments doux...'

Il y a malgré tout une chose qui m'a frappée. J'ai déjà fait un paquet de concert, j'ai été confrontée à de nombreux publics, j'ai vécu en live ‘Wish you where here' -dédié à Sid Barrett-, chanté par Roger Waters -bassiste de Pink Floyd- moins d'une semaine après la mort du Sid Barrett en question -membre de Pink Floyd avant l'arrivée de David Gilmour -, et jamais, jamais je n'ai senti un public aussi présent, chaleureux et aimant que celui de Bashung ce soir là.

De même, jamais je n'ai vu une telle complicité entre un chanteur et ces musiciens. Ils le suivaient au millimètre. Je n'ai aucune comparaison avec ces autres concerts puisque c'était la première fois que je le voyais, mais je l'ai senti fragile, épuisé, pour ne pas dire sur le fil du rasoir. Son énergie, il la puisait dans son public, ça me semble évident. Et de voir cet homme se donner si inconditionnellement c'est une émotion extrême. Ca donne à réfléchir...

Photos : ©Mag et ©Monsieur Poireau.
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16:55 Écrit par mag dans B. Musique | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |